Histoire

 

Tourné vers la mer et les activités industrielles du territoire, le Centre d’Arts Plastiques Fernand Léger a été inauguré le 6 octobre 2012.

Il prend place dans les locaux entièrement rénovés du château Saint Gobain.

Ce château était autrefois la demeure des patrons de l’usine de St Gobain. Cette dernière a été édifiée en 1915 sur le plateau de la Lèque et a produit dès son ouverture environ 100.000 tonnes d'acide sulfurique pour le Service des Poudres.

La construction du château prend place dans cette tranche temporelle, entre 1910 et 1920. L’usine ayant fermé dans les années 1960, le château a rapidement été abandonné et demeura pendant près de 40 ans sans occupant, laissé à la merci des affres du temps.

L’action de l’association d’arts plastiques « Art et Créations » avec la figure emblématique locale du sculpteur Francis Olive, a permis qu’il ne tombe pas complètement en ruine, puisqu’il a servi de lieu d’accueil à des ateliers d’arts pour le public scolaire de la ville pendant 40 ans.

Aujourd’hui, la volonté municipale a relayé l’activisme de l’association, en décidant l’ouverture de cet espace dédié aux arts dans 3 directions essentielles :

  • Lieu d’accueil d’expositions temporaires (d’art contemporain et d’histoire de l’art plus générale)

  • Ouverture d’une école d’art non diplômante, ouverte à tous, avec professeurs diplômés des Ecoles des Beaux-Arts d’Aix et Marseille

  • Accueil de résidences d’artistes pour encourager la création contemporaine

Architecturalement, le parti pris a été celui de moderniser l’établissement tout en conservant une part de la mémoire du lieu. La pierre demeure l’élément essentiel de l’identité architecturale, faisant le lien entre extérieur et intérieur. Les carrelages en carreaux-ciments décorés et en tomettes rouges sont en parfait état et ont été conservés, de même que les cheminées de marbre. L’habillage des murs est lui, beaucoup plus contemporain. L’objectif est de permettre aux artistes d’exposer dans un lieu qui a une histoire, du caractère, une mémoire, celle du monde ouvrier, tout en s’adaptant aux nouvelles tendances plastiques.