Histoire

 

Tourné vers la mer et les activités industrielles du territoire, le Centre d’Arts Plastiques Fernand Léger a été inauguré le 6 octobre 2012.

Il prend place dans les locaux entièrement rénovés du château Saint Gobain.

Ce château était autrefois la demeure des patrons de l’usine de St Gobain. Cette dernière a été édifiée en 1915 sur le plateau de la Lèque et a produit dès son ouverture environ 100.000 tonnes d'acide sulfurique pour le Service des Poudres.

La construction du château prend place dans cette tranche temporelle, en 1924 très précisément.
L’usine fermé dans les années 1960, et le château devient propriété de la commune de Port de Bouc. Durant près de 40 ans de nombreuses initiatives à caractère culturel prennent place dans ce lieu: haut-lieu du patronnage, espace de diffusion de spectacles vivants (théâtre, concerts...etc), stockage d'une partie des collections artistiques de la commune, accueil d'ateliers d'arts plastiques...etc.

 

L’action de l’association d’arts plastiques « Art et Créations » avec la figure emblématique locale du sculpteur Francis Olive, dès les années 1980, a permis que la bâtisse ne tombe pas en ruine, installant à la fois son atelier d'artiste mais aussi des cours et stages d'arts plastiques à destination des scolaires de la commune comme d'adultes déjà initiés.

En 2010, la volonté municipale relaye l’activisme de l’association, en décidant l’ouverture de cet espace dédié aux arts dans 3 directions essentielles :

  • Lieu d’accueil d’expositions temporaires (d’art contemporain et d’histoire de l’art plus générale)

  • Ouverture d’une école d’art non diplômante, ouverte à tous, avec professeurs diplômés des Ecoles des Beaux-Arts d’Aix et Marseille

  • Accueil de résidences d’artistes pour encourager la création contemporaine

Architecturalement, le parti pris a été celui de moderniser l’établissement tout en conservant une part de la mémoire du lieu. La pierre demeure l’élément essentiel de l’identité architecturale, faisant le lien entre extérieur et intérieur. Les carrelages en carreaux-ciments décorés et en tomettes rouges sont en parfait état et ont été conservés, de même que les cheminées de marbre. L’habillage des murs est lui, beaucoup plus contemporain. L’objectif est de permettre aux artistes d’exposer dans un lieu qui a une histoire, du caractère, une mémoire, celle du monde ouvrier, tout en s’adaptant aux nouvelles tendances plastiques.